jeudi 15 janvier 2026

Le miel attire les abeilles et les faux petits copains de Tamara Jimenez

Le miel attire les abeilles et les faux petits copains de Tamara Jimenez


Andrea Caine doit se trouver une petite amie de toute urgence. Non pas qu'il n'en veuille, mais son coach refuse de le laisser jouer tant qu'il n'est pas en couple de manière saine et durable. En effet, Andrea a brisé le coeur de la soeur d'un de ses coéquipiers et a créé des tensions dans l'équipe, ce qui lui vaut une suspension. Miel Donovan, quant à elle, a également besoin d'un petit copain. Elle ne cherche pas à frimer ni à attirer l'attention, mais plutôt à se protéger. Elle a menti pour se défendre de ses harceleuses et s'est inventé un faux amour. Alors, quand Andrea lui propose de simuler une relation amoureuse, elle accepte. Après tout, elle n'a rien à perdre... si ce n'est son coeur.

Cette petite romance contemporaine est rafraîchissante et douce, mais elle aborde également des sujets encore bien trop présents dans ce bas monde. Même si nous sommes portés par la douceur des mots, le harcèlement scolaire y a sa place ainsi que le contrôle de soi (qui n'est pas toujours une mince affaire).

On débute l'histoire aux côtés d'Andrea, capitaine de foot de son école, qui se voit suspendu pour une raison dont on ignore les détails, et de Miel, une fille solitaire qui ne souhaite que rester dans son coin et ne pas se rapprocher des autres.

C'était vraiment sympathique malgré quelques points troubles (notamment pourquoi, et comment se fait-il que certaines personnes de l'histoire aient autant changé par exemple). On découvre certaines facettes de nos personnages, mais on ne les approfondit que très peu. D'une certaine manière, c'est très bien comme ça puisque c'est un roman court au nombre de 154 pages : on va donc à l'essentiel sans trop rentrer dans les détails, juste de quoi permettre aux lecteurs de comprendre les contours. En toute honnêteté, cela ne m'aurait vraiment pas dérangée que cette histoire soit plus longue. La plume de Tamara Jimenez était douce, agréable et fluide. Un petit cocon douillet dans lequel se réfugier le temps d'une pause. Cocon douillet, oui, et ce malgré les tensions qui vont prendre place dans l'histoire. C'était assez surprenant de ressentir cette douceur qui contraste énormément avec certains passages, mais c'est réellement comme ça que je l'ai vécue, et j'ai adoré.

Petit bémol pour moi, la temporalité est assez élastique : le temps ne s'écoule pas de manière régulière et ce n'est qu'au travers des lignes qu'on s'en rend compte. La temporalité écoulée entre deux segments de l'histoire arrive sans crier gare généralement. Cela ne gêne pas la lecture, mais ce n'est pas ce que je préfère. J'apprécie plus quand le temps est clairement indiqué lorsqu'on change de chapitre ou de scène.

Malgré ce point négatif, l'ensemble est comme un bonbon (ou un chocolat pour celles et ceux qui préfèrent) qui fond dans la bouche.

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